EDITORIAL DU PRESIDENT

"Le bonheur, pourquoi le refuser ? En l’acceptant, on n’aggrave pas le malheur des autres et même ça aide à lutter pour eux. Je trouve regrettable cette honte qu’on éprouve à se sentir heureux "
Albert CAMUS

Che(è)r(e)s Consœurs et Confrères,

L’année 2019 a vu se préciser le projet de la nouvelle loi santé 2022.

Un certain nombre des points demandés par notre Ordre y sont repris.

Au travers de cette loi santé s’annoncent des changements majeurs pour notre exercice professionnel.

La crise qui touche nos exercices libéraux, hospitaliers ou salariés est majeure. Nos responsables politiques en sont enfin conscients.

Les élections municipales qui se profilent vont devoir prendre en compte ces difficultés d’accès aux soins.

Mais de nombreux paramètres seront à prendre en considération pour ne pas risquer un mouvement de balancier au décours de mesures décidées brusquement en réaction à la situation actuelle, sans prévoir correctement l’avenir.

La démographie aujourd’hui, insupportable tant elle nous surcharge, va évoluer et nous devons être extrêmement vigilants sur notre champ de compétence et sur notre cœur de métier que beaucoup aimeraient s’approprier.

Le nombre accru de nouveaux médecins dans les 5 à 10 ans à venir doit nous pousser à nous interroger sur notre rôle et sur la place du médecin dans la société

Le démantèlement débuté de notre activité sera demain préjudiciable à l’activité de ces nouveaux venus.

Le Président Bouet compte bien défendre, sans faiblesse, la place des médecins dans cette offre de soins et l’Ordre tant départemental, régional que national aura pour mission de nous accompagner dans notre exercice.

De nouvelles compétences sont attribuées aux infirmiers, pharmaciens ou kinésithérapeutes… les coopérations sanitaires sont à l’ordre du jour et c’est une bonne chose mais le rôle des différents acteurs de la santé devra être redéfini.

La coordination des soins est un enjeu qualitatif et ne doit pas céder à la facilité du moment. Le manque de médecins actuel ne doit pas justifier un transfert de compétences à tout va.

Les médecins doivent affirmer leur place dans cette organisation, nous devons en garder la maîtrise parce que le niveau de notre formation nous le permet et que notre code de déontologie nous en garantit la qualité.

Les patients le savent bien en nous faisant confiance chaque jour malgré les attaques pernicieuses qui voudraient nous faire douter de nous-mêmes et de notre profession pour des errements insupportables et inexcusables de la part de quelques-uns.

La réforme des études qui commence va aussi changer nos modes de sélection, pas sur le nombre car il restera un nombre de médecins formés qui ne s’appellera plus numerus clausus mais qui sélectionnera néanmoins nos futurs confrères sur des critères différents de ceux des générations précédentes.

Beaucoup de flou demeure sur cette voie de recrutement par des filières licence santé dont le mode de sélection avec un oral peut faire craindre des inégalités de chances, comme l’a rappelé le Président Bouet : « à force d’égalitarisme on arrive à des injustices ».

Il faut bien avoir à l’esprit qu’il y aura 140000 nouveaux médecins sur « le marché » dans les 10 ans et que la concurrence connue dans les années 1980 et la pléthore de l’époque peuvent recommencer.

Encore une fois notre Ordre et notre Ordre départemental en première ligne seront présents pour vous accompagner et vous défendre car vous le valez bien comme disait une publicité il y a quelques années.

La réforme de l’Institution, déjà en cours depuis plusieurs années et que le récent rapport de la cour des comptes a voulu fustiger par une instruction à charge, ira au bout et nous donnera une assise professionnelle solide et juste. Cet Ordre est le vôtre et doit vous représenter fidèlement.

Que cet éditorial soit pour moi l’occasion, une nouvelle fois, de vous remercier de votre confiance et de tout ce que vous réalisez au quotidien pour nos patients quel que soit votre discipline ou votre mode d’exercice.

Je sais que vous le faites avec passion et compétence.

Je vous souhaite une bonne année 2020 pour vous et vos familles.

le Président,
Dr René-Pierre LABARRIERE

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